908 sites de restaurants toulousains testés un par un

Le 15 octobre 2026, on a ouvert le site de chaque restaurant, café, bar, boulangerie et caviste indépendant de Toulouse qui en déclare un sur la carte collaborative OpenStreetMap. Une visite par site, sur un téléphone simulé, sans cliquer sur rien. Voici ce que voit un client qui cherche où manger ce soir.

Salle de restaurant pleine un soir de service

Les quatre chiffres à retenir

Mains qui râpent du parmesan sur deux assiettes de ravioles
  1. Un lien sur cinq ne s'ouvre plus

    170 des 908 adresses de sites inscrites sur la carte renvoient une erreur, une page introuvable ou un certificat périmé. Pour 84 d'entre elles, le nom de domaine n'existe plus. Une partie de ces commerces a fermé ou changé de site depuis : c'est la carte qui n'est plus à jour.

  2. Plus d'un quart pose un cookie sans demander

    Sur les 726 sites qui s'ouvrent, 195 déposent un cookie de mesure de Google, Meta ou TikTok avant que le visiteur ait répondu à quoi que ce soit. 129 n'affichent même pas de bandeau.

  3. La carte reste un PDF

    104 sites, 14 %, renvoient leur carte vers un fichier PDF. Sur un téléphone, il faut le télécharger puis zoomer pour lire un prix.

  4. 43 % sans mentions légales visibles

    Aucun lien vers les mentions légales depuis la page d'accueil, alors que la loi impose d'indiquer qui édite le site.

Jeune chef concentré dans une cuisine carrelée, en noir et blanc
Étal d'une épicerie fromagerie

Des domaines perdus, des fiches qui pointent dans le vide

Un nom de domaine se renouvelle chaque année. Quand le prestataire disparaît ou que la carte bancaire change, le renouvellement saute et le site s'éteint. Vérifiés une seconde fois, 85 des 86 domaines introuvables ne répondent toujours pas. Certains commerces ont fermé, d'autres ont ouvert un nouveau site sans mettre à jour les annuaires.

Le contrôle prend dix secondes : ouvrir sa fiche Google sur un téléphone et toucher « Site Web ».

Des cookies posés avant toute réponse

Pour la CNIL, un cookie de mesure ou de publicité non exempté attend le consentement du visiteur. Sur 726 sites ouverts, 345 contactent déjà un service de mesure ou de publicité au chargement. 195 déposent un cookie Google, Meta ou TikTok : 66 malgré un bandeau affiché, 129 sans bandeau du tout.

Souvent, le thème WordPress ou le module de réservation l'a ajouté sans que le restaurateur le sache. Le risque reste au nom de l'établissement.

Ce qui manque à ceux qui marchent

Sur la page d'accueil des 726 sites ouverts :

  • 29 % ne montrent aucun horaire ;
  • 53 % n'ont pas « Toulouse » dans le titre que Google affiche ;
  • 55 % n'ont pas de données structurées lisibles par les moteurs ;
  • 17 % renvoient la réservation vers une plateforme à commission ;
  • 97 sites affichent un copyright antérieur à 2024.

La vitesse n'est pas le problème : chargement médian de 1,7 seconde, 8 % au-delà de cinq secondes.

La méthode et ses limites

  1. Quels établissements ?

    Les commerces de bouche qui déclarent un site dans OpenStreetMap, sur un rectangle couvrant Toulouse, extraits le 15 octobre 2026 : restaurants, cafés, bars, glaciers, restauration rapide, boulangeries, pâtisseries, cavistes, fromagers, épiceries fines, chocolatiers, torréfacteurs, bouchers. Enseignes nationales écartées, un site partagé compté une fois : 924 sites. 16 refusent les visites automatiques, d'où 908 testés.

  2. Comment les sites ont été testés ?

    Une requête par page d'accueil, quinze secondes au plus ; un domaine absent du DNS est revérifié. Puis les 779 sites joignables sont ouverts dans Chromium au format iPhone 13, sans aucun clic, et relevés quatre secondes après le chargement : 726 se sont ouverts.

  3. Quelles limites ?

    OpenStreetMap n'est pas exhaustif : un domaine disparu peut être celui d'un commerce fermé. Horaires et mentions légales sont cherchés sur l'accueil seulement. Les cookies Matomo, exemptables, sont exclus. Aucun établissement n'est nommé.

  4. Puis-je reprendre ces chiffres ?

    Oui, avec un lien vers cette page. Données de la carte © contributeurs OpenStreetMap, licence ODbL. Pour le détail anonymisé, écrivez-nous.

Les questions sur ce baromètre

  1. Mon restaurant fait-il partie des sites en panne ?

    Nous ne publions aucun nom. Ouvrez votre fiche Google sur un téléphone et touchez « Site Web » : si une erreur s'affiche, vous avez la réponse. Sinon, envoyez-nous l'adresse, on vous dit ce qu'on a relevé.

  2. Comment savoir si mon site pose des cookies sans demander ?

    Ouvrez-le dans une fenêtre de navigation privée sur ordinateur, sans cliquer sur le bandeau. Dans les outils du navigateur, onglet Application puis Cookies : si vous voyez _ga, _fbp ou _gcl_au, le cookie est déjà posé.

  3. Pourquoi OpenStreetMap et pas Google Maps ?

    Ses données sont ouvertes et réutilisables, ce qui permet de publier la méthode et de refaire le relevé. Google n'autorise pas l'extraction de ses fiches.

  4. Le relevé sera-t-il refait ?

    Oui, avec la même méthode, pour comparer d'une année à l'autre. Cette page portera la date du nouveau relevé.

  5. Qui a fait ce relevé ?

    Noisette Studio, studio toulousain qui ne fait que des sites de cafés et de restaurants. Les sites que nous livrons ne posent aucun cookie ni traceur, et la carte y est une page, pas un PDF.

Votre site est dans le lot ?

Donnez-nous son adresse, on vous dit ce qu'on a relevé dessus. Réponse sous 24 heures ouvrées, du lundi au vendredi.

  • Réponse sous 24 h
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  • Un seul interlocuteur

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